Nouvelle revue de l'enfance et de l'adolescence

 

 

 Penser les outils numériques, de l’ombre à la créativité

 

 

Second semestre 2021

Argumentaire du numéro 5 de la NREA

 

La situation d’urgence sanitaire du Covid-19, jamais vécue jusqu’alors, a donné une impulsion nouvelle à un mouvement de fond, nommé “transition numérique”, déjà installé depuis plusieurs décennies quant à l’usage, la place et la fonction des outils numériques dans de nombreux secteurs de la société. L’impression d’une accélération s’est fait néanmoins sentir, que cela soit au niveau de la communication avec les outils de visio-conférence, du traçage notamment via l’application STOP-COVID lancée par le gouvernement le 2 juin, de la surveillance (les médicaments connectés sont désormais une réalité), ou encore du divertissement (les plateformes de streaming ont largement profité du temps de confinement).

C’est dans ce contexte inédit que s’inscrit ce numéro 5 de la nouvelle Revue de l’Enfance et de l’Adolescence. Nous souhaitons en effet soutenir une réflexion sur les transformations subjectives liées au numérique chez les enfants et les adolescents, ainsi que sur les pratiques professionnelles qui les accompagnent.

Comment cette subjectivation est-elle mobilisée et accompagnée au sein d’une société de plus en plus numérisée? Que dire de ce contexte où la communication via les outils numériques s’est amplifiée et où les données des big data prennent une fonction exponentielle ?

La particularité de la situation d’urgence sanitaire est d’avoir mis de nombreux professionnels, de différents corps de métier, dans l’obligation d’inventer ou de transformer leur pratique professionnelle à partir de l’outil numérique. Celui-ci n’est alors plus pensé seulement dans sa version ludique, récréative, comme l’était l’usage commun fait par les réseaux sociaux, les jeux vidéo ou les recherches personnelles internet, mais comme l’enjeu quasi vital d’un lien social, d’une preuve du travail effectué ou bien encore comme enjeu financier.

L’impulsion numérique qui a eu lieu fut inédite : des classes virtuelles quotidiennes avec des enfants à celles avec des adultes, des réunions virtuelles à outrance pour coordonner un travail d’équipe, des sport-lives pour se maintenir en forme, des skype-apéros, de la télémédecine à la télépsychiatrie, nous avons tous dû nous adapter à la distanciation physique imposée par la pandémie. L’urgence a poussé à l’agir, sans même penser à la captation de nos données sensibles. Et rares ont été les voix qui ont tenté de faire entendre une dimension critique à cette “informatisation totale” de nos vies.

En ce sens, il semble aussi essentiel de penser l’aspect politique de cette transition numérique: Des algorithmes remplacent ou vont remplacer progressivement des pans entiers de l’activité humaine où le jugement et l’évaluation d’êtres humains étaient jusqu’à présent requis. Mais comment sont façonnés ces algorithmes ? Qui va décider de leurs paramétrages ? Les débats autour de la mise en place de l’application Parcoursup, ou ceux autour des limites quant à l’introduction de l’intelligence artificielle dans le domaine du droit en sont de bons exemples récents. La question des données, notamment sur la santé, est également un domaine sensible où l’urgence chez nos gouvernants a prévalu sur une vraie réflexion. Cela a abouti à la création d’un entrepôt de données, le Health Data Hub, avec pour principal objectif, la rentabilisation. Cela a notamment pour conséquence que tout personnel soignant pratique aujourd’hui, sans parfois le savoir, la « e-médecine ».

Mais n’oublions pas que ces enjeux étaient déjà présents auparavant : nombre de professionnels ou de chercheurs orientaient leurs réflexions sur la mise en place de dispositifs numériques dans la prise en charge de patients, interrogeaient l’usage de logiciels de gestion informatisée du dossier patient en psychiatrie dans leurs pratiques ou encore soulignaient les impacts psychiques des usages du numérique chez le sujet.

Comment alors revenir sur les dispositifs numériques mis en place ? Que tirer de ces diverses expériences aux niveaux psychologique, social ou encore anthropologique? Comment penser les freins et leviers de ces outils numériques afin d’être plus à même de concevoir nos pratiques cliniques, éducatives, relationnelles par l’usage du numérique ?

Ce retour d’expériences pourra soutenir l’ajustement nécessaire à faire entre un “tout numérique” et le sujet qui se trouve derrière ces outils. Car il semble essentiel de revenir sur les différents dispositifs qui se sont mis en place progressivement depuis des années déjà ou bien dans une certaine urgence afin d’en élaborer une pensée et de se donner des repères.

Il s’agirait donc dans ce numéro 5 de la Nouvelle Revue de l’Enfance et de l’Adolescence d’aborder de façon critique les modifications et transformations des pratiques de professionnels dues à l’introduction récente ou l’usage bien installé d’outils numériques. Nous souhaiterions ainsi explorer des points de vue dans des domaines variés tels que l’enseignement, l’accompagnement social et éducatif, le soin médical et psychique, le sport et les loisirs, mais aussi celui du recueil des données et de leur exploitation.

 

Pour proposer une publication :

A Angéligue Gozlan : angelique.gozlan@gmail.com

A Vincent Le Corre : vincent_le_corre@hotmail.com

A Arnaud Sylla : arnaud.sylla@gmail.com

Nous souhaiterions aborder différents thèmes pour ce numéro, comme par exemple :

– Les enjeux de la circulation des données

– Les téléconsultations

– La m-psychiatrie: les applications mobiles et le design de ses interfaces en direction du soin

– Le champ de l’éducation à distance

– L’accompagnement éducatif sur internet et la parentalité numérique

– Le e-sport 

– La contre-culture des hackers

Echéance : envoi du texte le 15 avril 2021

Processus d’élaboration des articles proposés

Etape n°1

Validation de la proposition d’article par le Comité de Rédaction pour son adéquation avec la ligne éditoriale et le thème du numéro

Envoi de l’accord à l’auteur avec une date limite de réception de l’article complet.

Etape n°2

Lecture et validation en double aveugle par deux membres du comité de lecture avec éventuellement des demandes de modifications ou des recommandations qui sont adressées à l’auteur avec une date limite de réception de la version définitive.

Etape n°3

Vérification par le Comité de Rédaction de la prise en compte, par l’auteur, des modifications demandées par le comité de lecture.

Etape n°4

Validation par l’auteur des épreuves de son article envoyées par l’éditeur.

Recommandations de mise en forme

Correspondance

Vos articles doivent être adressés aux trois coordinateurs en charge du numéro, dont les adresses mails figurent en fin de page de l’argument.

Présentation de l’article

Chaque article sera accompagné d’une présentation succincte de l’auteur.e : nom, prénom, qualité, lieu d’exercice.

Charte typographique

Il est attendu un article théorique ou théorico-clinique qui expose à partir de l’angle d’approche qui vous apparaîtra le plus judicieux, une problématique en lien avec la présente thématique.

L’article adressé ne devra pas excéder < 25 000 à 30 000 signes, espaces et notes comprises > correspondant environ à < 8-10 pages > au format A4. Il pourra être plus court. Il devra comporter un titre (150 caractères max. espaces comprises), un résumé (500 caractères max.),  5 mots clés (référencés à ascodocpsy) en français et en anglais et une bibliographie. Les références aux auteur.e.s dans le corps du texte sont libellées selon ce modèle : (Freud, 1905).

Le texte doit être saisi sous Word. Sa présentation sera la suivante :

 

Police : Times New Roman

Taille : 12 (corps du texte) – 10 (notes de bas de pages)

Interligne : 1.0 

Marges 2,5 (haut, bas, gauche, droite)

Texte justifié à droite

Uniquement recto

Numérotation des pages

Intertitres bienvenus

Abréviations explicitées

Résumés et mots clés positionnés en début de texte juste après le titre en français.

Les contributions font l’objet d’une lecture en double aveugle, avec la possibilité d’éventuelles rétroactions négatives adressées à l’auteur, assorties d’une date limite de retour de la version définitive. Si l’article n’est pas retenu, l’auteur peut le présenter à une autre revue. Les articles ne sont pas retournés.

La bibliographie doit respecter les normes APA, elle sera rédigée en fin d’article par ordre alphabétique sous la forme suivante :

Pour un livre :
« Nom, P. des auteurs (année). Titre du livre (Ne éd. vol. X). Lieu de publication : Nom de l’éditeur
».

Pour un chapitre de livre, une contribution :
« Nom, P. des auteurs (année). Titre du chapitre. In : Directeur (dir.), Titre du livre (Ne éd. vol. X, pages). Lieu de publication : Nom de léditeur ».

Pour un article de revue :
« Nom, P. des auteurs (année). Titre de l
article. Titre de la revue, volume (numéro), pages. DOI : ».

Pour un mémoire ou une thèse :
« Nom, P. des auteurs (année). Titre (Type de diplôme, Nom de luniversité, Lieu). En ligne : adresse url ».

Pour un site ou une page web :
« Nom, P. des auteurs ou de l’organisme (Année de publication ou de mise à jour). Titre du site ou de la page. En ligne : adresse url ».

Pour un texte juridique :
« Type de texte et numéro (Date) Nom du texte ».

Protocole d’évaluation en double aveugle

Le processus d’évaluation par les pairs se réalise en « double aveugle », impliquant une anonymisation des articles soumis au comité de lecture. La NREA assure ainsi la confidentialité des informations personnelles liées aux articles qui lui sont soumis tout au long du processus dévaluation. En contrepoint, lauteur.e n’a pas connaissance de qui procède à la lecture de son article.